Un « New Deal » numérique pour l’Afrique

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Un « New Deal » numérique pour l’Afrique

Les pays africains sont à la recherche d’un « New Deal » du numérique entre le Nord et le Sud qui leur permettraient d’assurer un développement économique pérenne. Les enjeux de cette transition numérique panafricaine seront au cœur des débats les 15 et 16 décembre prochains à Genève lors de la 11e édition des Assises de la transformation digitale en Afrique.

Souveraineté numérique, cybersécurité, financement des infrastructures télécoms, inclusion financière des populations, ou encore les questions liées à la gouvernance de l’internet et des réseaux sociaux, seront au menu des discussions de la 11e édition des Assises de la Transformation digitale en Afrique, placée sous le haut patronage du président de la République du Sénégal Macky Sall.

L’événement qui aura lieu les 15 et 16 décembre prochains à Genève, en Suisse réunira les principaux décideurs politiques et les représentants de grandes entreprises de la Tech des deux rives de la Méditerranée. L’objectif de ces rencontres est de nouer de nouveaux partenariats qui favoriseront une économie numérique 100% africaine, « en plein essor », argumente Mohamadou Diallo, fondateur des ATDA et directeur général de Cio Mag, un magazine africain consacré au secteur de l’IT.

« En préparant la 11e édition des Assises de la Transformation digitale en Afrique, nous avons estimé que la voix du continent n’était pas suffisamment entendue par les instances internationales de la gouvernance du numérique. C’est la raison pour laquelle nous organisons ce forum à Genève pour faire entendre nos points de vue en termes de souveraineté, de réseau de confiance et de développement du numérique en Afrique de façon globale, explique le fondateur de ces rencontres.

Depuis quelques années déjà, les pays africains ont pris conscience que ces technologies sont fondamentales pour développer leur économie. Par exemple, pendant la pandémie de Covid, on a assisté à une envolée des paiements par mobile, ce qui a permis à la population de traverser la crise sanitaire. Ces transferts par smartphones représentaient alors 8% du PIB du continent, tous pays confondus. Ils ont généré 14 milliards de dollars de recettes fiscales pour les États. C’est juste énorme ! Depuis, tous les Africains sont convaincus que ces technologies télécoms et numériques sont vitales pour tous les secteurs d’activités, que ce soit pour l’édiction, la santé, l’administration, ou encore le développement économique des entreprises. Des technologies inclusives au service de tous, qui nécessitent cependant une transformation globale et structurelle du continent.

Par ailleurs, l’Afrique peut se vanter d’héberger une jeunesse considérée comme la plus dynamique au monde. Des jeunes qu’il faut absolument former aux nouvelles technologies pour qu’ils passent de l’étape de simples consommateurs du numérique, à l’étape de producteurs de contenus en ligne, mais aussi créateurs de systèmes informatiques innovants. »

En multipliant les centres de données sur leurs territoires, certains acteurs gouvernementaux africains ont l’intention de faire évoluer rapidement la puissance numérique de leurs pays respectifs.

Et du Sénégal, à la Côte d’Ivoire en passant par l’Afrique du Sud, on remarque que l’implantation de ces fermes de serveurs informatiques, s’adresse désormais aux industriels et aux entreprises africaines. Et si ces installations techniques sont motivées par le souci des décideurs étatiques de recouvrer une souveraineté politique, une stabilité économique et sociale dans leur pays, elles profiteront également aux autres régions du continent, tout en favorisant le commerce électronique avec le reste du monde.

Dominique Desaunay

(Source : RFI, 11 décembre 2022), 9 décembre 2022)

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